Bütgenbach

Le coeur de Bütgenbach bat tout l'été au rythme du lac, grâce au centre des Sports, de Tourisme et de Loisirs Worriken, au vaste camping ainsi qu'à la plage de baignade.

Le village est situé pratiquement entre deux sommets qui descendent en pente douce vers la warche. Le centre de village représenté par l'église est peu dense et homogène.

 

Curiosité

Les ruines du château

Die Burg befand sich auf einer schmalen, von der Warche umflossenen Bergzunge. Ihre Geschichte ist eng mit der von Sankt Vith und Monschau verknüpft, weil hier während vielen Jahren dieselben Herrscher regierten. Ihr Bau geht auf das Jahr 1230 zurück. Als Erbauer gilt Walmram von Limburg, Herr über Monschau und Bütgenbach.

Zeichnungen lassen nur erahnen, wie imposant die Bütgenbacher Burg wohl gewesen sein muss. Jedenfalls galt sie in früheren Jahrhunderten als uneinnehmbare Festung; Heute deuten nur noch ihre Ruinen am Rande der Staumauer der Talsperre auf eine ereignisreiche Vergangenheit hin. Der ehemalige Wassergraben der Burg dient heute als Überlauf des Stausees bei Hochwasser.

La Maison Kirch

Lors de l'offensive des Ardennes en 1944-45, les forces alliées avaient installé leur Quartier Général Avancé dans l'ancienne maison "Kirch" où le Général Dwight D. Eisenhower, futur président des Etats-Unis a séjourné pendant quelques jours.

Hof Bütgenbach

Le "Hof Bütgenbach", également appelé "Steiner Hof" par son dernier propriétaire, est situé au centre du village. Il s'agit d'un édifice à quatre ailes construit en pierres de taille locales autour d’une grande cour intérieure. Les bâtiments datent principalement des 18e et 19e siècles. La façade principale se trouve à l’est. Cette aile, autrefois destinée à être habitée, est munie d’un imposant portail datant de 1754 sur le côté droit.

Étant donné qu’il ne reste rien de l'ancienne forteresse sur le rocher de la Warche, ni de l'église gothique, cette ferme est le plus vieux bâtiment sur le terrain de la commune de Bütgenbach. D’après des documents historiques, elle date du 15e siècle.

À cette époque, elle était le fief du comté de Vianden et le siège des maires. Les propriétaires suivants furent les familles de Reiffenberg et de Baring, comme le rappellent les pierres à blason très bien conservées datant de 1623 (aile nord) et 1754 (portail).

Extraits de "Nur ein kleines Eifeldorf"- Éditions : Roger Rauw

 

Autrefois, et ce jusqu'au siècle présent, la vie et les activités économiques se déroulaient en grande partie dans la cour intérieure. C’est pourquoi pratiquement toutes les entrées et la plupart des fenêtres donnent sur cette cour.
Sa forme définitive apparut après transformation et extension de salles supplémentaires, comme ce fut le cas jusque dans les années 70.

Mais récemment, la majeure partie de cet ensemble est restée inoccupée et a très vite été victime de l’usure du temps et du rude climat de l’Eifel. Ce sont surtout les étables et les bâtiments d'économat qui ont été touchés et qui se sont écroulés. Les bâtiments d'habitation n’ont pas été épargnés non plus.

Ainsi, cet édifice était devenu avec le temps un fardeau pour le village et certaines personnes ont émis l’idée de le raser dans sa totalité.

Peu à peu, les gens ont pris conscience de la valeur architecturale et historique des bâtiments déjà en ruines et ils se sont mis à réfléchir aux moyens de le conserver.

La commune a entamé une procédure pour faire classer l’édifice et, le 4 novembre 1977, l'ensemble fut classé monument historique par un arrêté royal.

Toutefois, le bâtiment n’en était pas sécurisé pour autant et la dégradation se poursuivit pierre après pierre, ardoise après ardoise.

Puis vint l'année 1987, date à laquelle un accord fut signé au sein de la Communauté germanophone dans le domaine de la santé et des soins aux personnes âgées, qui devait devenir un document phare pour l'avenir et sur lequel reposent encore aujourd'hui bon nombre de décisions.

L'hôpital de Bütgenbach, vieux de 100 ans, devait être fermé. Pour compenser, la loi exigeait d’avoir à Bütgenbach une maison de repos et de soins pour personnes âgées.

En 1988, l'intercommunale „Interkommunale für das Sozial- und Gesundheitswesen der fünf Gemeinden Amel, Büllingen, Burg-Reuland, Bütgenbach und Sankt-Vith“ (Intercommunale pour les affaires sociales et la santé des cinq communes de Amel, Büllingen, Burg-Reuland, Bütgenbach et Saint-Vith) devenait propriétaire de l'édifice, exception faite de la partie frontale située entre les deux entrées. La commune de Bütgenbach resta propriétaire de cette partie, désormais utilisée pour des événements culturels.

Une fois la planification et les appels d’offre effectués, la première pierre de cette nouvelle maison de repos fut posée le 27 septembre 1990.

Aujourd'hui, nous sommes heureux que ce projet ait non seulement permis de construire une maison de repos et de soins équipée de moyens modernes, mais également de sauver un bâtiment historique de la destruction.

(Walter Reuter)

Carmel

Notre Dame des pauvres

Extraits de "Nur ein kleines Eifeldorf" - Éditions : Roger Rauw

L'article est paru en 1985 dans la lettre de la paroisse de Bütgenbach et ressemblait à un article tout à fait ordinaire :

"Du fait de l'âge et de l’état de santé de plusieurs sœurs et après de multiples efforts vains pour recevoir des sœurs d'autres maisons, nous avons décidé, à contrecœur et après consultation des offices de l'ordre et de l'évêque, que nous transfèrerons notre couvent vraisemblablement dans le courant de l'année à un autre ordre. D’ici là et même au-delà, nous restons unis à vous tous par la prière".

Pour la paroisse de Bütgenbach, il s’agissait là d’une bien mauvaise nouvelle après le départ des filles de la charité de Saint-Vincent de Paul de l'hôpital Saint-Joseph. Malgré leur total isolement et leur emplacement périphérique sur la „Domäne“, la vie paroissiale de la commune était immanquablement rythmée les Carmélites. Que l’on y amène du beurre et des œufs pour demander un temps plus favorable, ou que l’on les vienne voir pour leur confier un problème plus profond, la porte des sœurs carmélites était toujours grande ouverte. Elles étaient chaque jour disponibles, et vous consacraient leurs prières.

Les Carmélites ont été expulsées le 4 juillet 1941 de leur maison-mère à Pützchen près de Bonn. À la suite d’un accord avec les filles de la charité de Saint-Vincent de Paul, elles passèrent un premier temps à l'hôpital de Bütgenbach où on leur avait aménagé trois salles de retraite. Elles y aidaient les filles de la charité de Saint-Vincent de Paul pour les soins des malades et partout où leurs services étaient souhaités.

Après la guerre, elles voulurent d'abord rentrer dans leur pays et firent donc une demande de passeport auprès des autorités compétentes, puisqu'elles avaient été entretemps soumises à l'administration belge. Sur quoi, le commissaire Hoen leur rétorqua: „Vous n'avez pas besoin de passeport, restez ic i!“.

Elles respectèrent cette demande et déménagèrent en 1946 dans la Büllinger Straße dans une maison mise provisoirement à leur disposition. Après avoir acheté l'ancien bâtiment économique de la Domäne à la société d'électricité ESMA, la commune de Bütgenbach le transforma en 1949 en un foyer destiné aux Carmélites.
Une extension fut construite de 1973 à 1974, ainsi qu’une nouvelle chapelle au début des années 80.

Le 27 décembre 1985 - un vendredi - la mère supérieure Bénédicte accueillit les nouvelles locataires de la maison de l'ordre, leur présenta les locaux et leur remit les clés. Il s’agissait de trois sœurs franciscaines qui suivaient la demande de l'évêché et quittaient ainsi leur maison-mère, le „Klösterchen“ d'Eupen, pour venir s’installer à Bütgenbach. Elles avaient pour mission de maintenir la maison en un lieu de prières, dans la lignée des Carmélites. Dès lors, l'ancien Carmel était un lieu de séminaire, de silence et de prière.

L'église St-Stéphane

L'église St-Stéphane attirera vos pas. De style néo-romain, elle recèle quelques plaques funéraires très intéressantes ainsi que des fonts baptismaux du 18e siècle.

La Place du Marché

La localité de Bütgenbach mérite également un détour. La place du marché récemment réaménagée où vous pourrez jouer au mini-golf ou à la pétanque. Les jeux pour enfants, le kiosque, les bancs et allées invitent à la flânerie.

Le barrage

Les travaux ont débuté en 1929 sous la régie de l'entreprise italienne OMODEO. D'aucuns se sont demandé pourquoi OMODEO s'était vu confier ces travaux de construction. Pour le savoir, il suffit de faire un crochet par la capitale...
L'entreprise bruxelloise SOFINA, société de financement de l'ancienne SERMA, organisa au milieu des années 20 à l'échelle européenne un concours portant sur un projet de construction de trois barrages à Robertville, Bütgenbach et Remouchamps. La société OMODEO remporta ce concours avec son projet et s'assura parallèlement la direction des travaux de construction en cas de mise en œuvre du projet. À cette époque, l'entreprise milanaise était réputée dans le monde entier pour être spécialisée dans la construction de barrages et d'équipements hydro-électriques.

L'hôpital St-Joseph

Das Sankt-Joseph-Hospital wurde am 14. September 1890 eingeweiht.

Der Orden der Vinzentinerinnen zeichnete verantwortlich für den Bau des Sankt-Joseph-Hauses. Zunächst sollte es eine willkommene Zufluchtstätte für die sozial schwächeren Mitmenschen sein.

Während der beiden Weltkriege wurde das Haus in ein Lazarett umfunktioniert und ab 1945 gewann das Gebäude durch die Ausdehnung der Aufgabenbereiche eine noch größere Bedeutung. Seitdem waren Krankenstation, Altenheim, Kindergarten, ambulante Krankenpflege, Nähschule und Sitz des Marienheims hier untergebracht.

Mit der Zeit lastete die finanzielle Last immer schwerer auf den Schultern des Ordens der Schwestern. Abhilfe wurde am 1. Juli 1977 durch die Gründung einer Interkommunalen für sozio-medizinische Anstalten durch die Gemeinden Bütgenbach und Büllingen geschaffen. Die wertvolle Aufbauarbeit der Vinzentinerinnen wird aber tief mit der Geschichte Bütgenbachs verwurzelt bleiben.

Der Orden und die Schwestern stellten am 28. Oktober 1984, nach 104-jähriger Tätigkeit im Dienste der Bevölkerung, ihre Tätigkeiten vor Ort ein. Die endgültige Schließung des Sankt-Joseph-Krankenhauses in Folge der landesweiten Rationalisierung der Krankenhäuser erfolgte in 1988. Das Gebäude ging in das Eigentum der Gemeinde durch Kaufvertrag über.

Zu Beginn der 90er Jahre wurde das leerstehende Gebäude dann vollständig abgerissen.