Nidrum

Elsenborn et Nidrum sont incontestablement des points d'attraction très appréciés pour tous ceux qui recherchent le contact avec la nature sauvage.

Le village occupe un haut replat descendant en pente douce vers la vallée de la Warche. Avec de larges espaces libres, le village est très aéré et l'absence de trafic routier de passage confère au village une retraite relative.
Le village de Nidrum devint une paroisse indépendante en 1898.

Après la première guerre mondiale et suite au traité de Versailles les cantons d'Eupen, Malmedy et Saint Vith devinrent territoire belge, sous l'autorité du gouverneur militaire Baltia, les villages de Nidrum, Elsenborn, Küchelscheid et Leykaul furent réunis en une seule commune (Elsenborn), jusqu'à ce que la fusion communale de 1977 forma l'actuelle commune de Bütgenbach.

Ici, vos pas vous conduiront de toute évidence au cimetière où nombreux prisonniers russes qui ont passé une longue période de déportation au camp d'Elsenborn, durant la dernière guerre, dorment leur sommeil.
Avec Elsenborn et Weywertz, Nidrum dispose aussi d'installations propres à la pratique du ski de fond, dont la réputation n'est plus à faire.

Histoire

À la recherche des origines du village, l’on a découvert par hasard le blason de Thomas de Nydrum. À la lumière de cette première mention, ce Thomas, qui quitta son village de Nidrum en 1430 pour s’installer à Malmedy, où il épousa Agnes d'Outrelepont, constitue la preuve irréfutable que l'existence de ce village remonte au début du 15e siècle.

Curiosités

Histoire paroissiale

Le vendredi 27 septembre 1720, le vicaire de Cologne donna l'autorisation au curé de Büllingen de bénir la chapelle de la Sainte Croix et des Rois Mages à Nidrum, qui venait d’être construite aux frais des habitants.

Cette chapelle était de dimensions modestes. C'était un bâtiment en pierres de taille non enduites à une seule nef, de 10,40 m de long sur 7,55 m de large, avec trois fenêtres arrondies de chaque côté. Le toit de la chapelle était en tuiles.
À une époque dont on ignore la date exacte, un changement intervint dans la lignée des patrons. Les trois rois furent élevés au rang de principaux patrons. C’est ainsi que, depuis lors, la fête anniversaire de la consécration de la chapelle a lieu le dimanche où l’on célèbre l’Epiphanie (6 janvier) ouLe vendredi 27 septembre 1720, le vicaire de Cologne donna l'autorisation au curé de Büllingen de bénir la chapelle de la Sainte Croix et des Trois Rois à Nidrum, qui venait d’être construite aux frais des habitants.

Cette chapelle était de dimensions modestes. C'était un bâtiment en pierres de taille non enduites à une seule nef, de 10,40 m de long sur 7,55 m de large, avec trois fenêtres arrondies de chaque côté. Le toit de la chapelle était en tuiles.
À une époque dont on ignore la date exacte, un changement intervint dans la lignée des patrons. Les trois rois furent élevés au rang de principaux patrons. C’est ainsi que, depuis lors, la fête anniversaire de la consécration de la chapelle a lieu le dimanche où l’on célèbre l’Epiphanie (6 janvier) ou juste après, et la petite kermesse se tient début mai.
juste après, et la petite kermesse se tient début mai.

Les tombeaux russes

Pendant le rude hiver de 1941/1942, il y eut dans notre région des chutes de neige exceptionnelles, écrasant de nombreux arbres sous leur poids et provoquant de gros dégâts. Du fait de la guerre, la pénurie de main-d'œuvre se faisait partout ressentir et l'administration des Eaux et Forêts décida d'employer des prisonniers russes dans les districts de Sourbrodt et Küchelscheid.

On construisit à Sourbrodt, avant la forêt de „Troupa“, un camp pour accueillir 52 travailleurs russes qui arrivèrent le 3 juillet 1942.

Leur condition physique était vraiment critique et il fallu trouver des charrettes, bon nombre d’entre eux n'étant pas capables de marcher de la gare au camp.

Le ravitaillement fut assuré par les villages alentours et la laiterie de Büllingen, de sorte que l'état de santé des prisonniers s'améliora rapidement. Le travail dans les forêts, ainsi que le temps libre le dimanche, rythmèrent pendant deux ans la vie de ces prisonniers.

La carrière du Nidrumer Heck était depuis longtemps déjà utilisée pour enterrer les prisonniers de guerre du camp d'Elsenborn et jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, de nombreux soldats russes y ont trouvé leur dernière demeure.

Le 12 novembre 1947, le conseil communal annonça que ces disparus seraient enterrés au cimetière de Nidrum.
Les tombes furent de nouveau déplacées en 1996 et l’on érigea un monument à leur mémoire. Ces tombes (une trentaine au total) sont d’une grande sobriété et l’on y a gravé l'inscription : CITOYEN SOVIÉTIQUE INCONNU, PRISONNIER DE GUERRE, GUERRE 1941-1945